
Sur son écran, Aurélien avait ouvert un tableur: loyer, outils, un an sans salaire fixe. Sa cheffe voulait une réponse avant vendredi, et ce délai lui serrait la gorge.
Mercredi soir, Élodie a débarqué avec deux bières froides. “Arrête de calculer, Aurélien. Tu en as envie?” a demandé Élodie. “Je veux peser le pour et le contre, sans me précipiter”, s'est défendu Aurélien.
“Personne n'est sûr de rien avant de sauter le pas”, insistait Élodie. À force de fixer l'écran, il a su qu'elle avait raison, et ça l'agaçait. Jeudi, sa cheffe lui a demandé si c'était oui.