
Dans son bureau froid, Yasmine, une conseillère bancaire aux gestes rapides, a ouvert leur dossier sans sourire. C'était une amie de fac d'Élodie, mais au travail, elle ne faisait pas de cadeaux. “Vous voulez emprunter quatre-vingt mille euros?” a demandé Yasmine.
“Le taux est bon, mais il manque l'apport personnel”, a expliqué Yasmine. Élodie, fauchée depuis la fermeture du magasin, n'avait pas un sou. Aurélien avait les mains moites.
“J'ai trente mille euros d'économies, mises de côté par prudence pour un deux-pièces à Wazemmes. Et si je les mettais dans l'atelier?” a proposé Aurélien. Yasmine l'a regardé longtemps. “Vous pourriez tout…