
La réponse de la banque est arrivée un jeudi, par téléphone. Yasmine a expliqué à Aurélien que le prêt était accepté, mais à un seul nom: le sien. Pour la banque, Élodie était au chômage, et elle ne comptait pas.
Le soir, Aurélien a posé le contrat sur l'établi. “Ça ne change rien. Avec ou sans ta signature, c'est notre atelier”, lui a assuré Aurélien. Élodie a lu le contrat deux fois, en silence, les lèvres serrées.
“Sur le papier, tout est à toi. Et moi, je suis quoi? L'employée de mon copain?” a lâché Élodie. “C'est juste de la paperasse. On peut négocier”, tentait Aurélien. Élodie a tranché: “Non. C'est une question de justice.”